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« L’animation, mon cœur de métier »

« L’animation, mon cœur de métier »
Danielle Fortin, directrice adjointe des JSA et directrice de la Maison des 5 Sens est là depuis le début. Arrivée en 1983, elle rejoint la maison de quartier pour ne plus la quitter. Retour sur le parcours d’une femme passionnée et passionnante.

La voix de Danielle vous enveloppe comme une douce couverture. Entre Jeanne Moreau et Macha Béranger, sa tonalité grave vous apaise. Alors quand elle vous raconte son parcours aux JSA, on passe forcément un doux moment dans un esprit cocooning, à l’image de la Maison des 5 Sens dont elle orchestre l’organisation depuis ses débuts. Mais avant d’en arriver au 5 allée des peupliers, il y a eu quelques épisodes.

Au début des années 80, quand les JSA ont quitté le statut de patronage pour devenir  Maison de Quartier, le sport était alors prépondérant : basket, volley, football, arts martiaux… « L’envie de mettre en place plus d’activités culturelles était là, raconte Danielle. L’idée fondatrice des JSA étant de proposer à tous les habitants des activités autant sportives que culturelles ou de loisirs ». C’est à ce moment que sont nés l’école de musique, le labo photo, les cours d’arts plastiques, de théâtre et c’est aussi à cette époque que s’est installée la bibliothèque. Avant qu’elle ne prenne place au rez-de-chaussée de la salle municipale et n’adopte le nom de Jean de la Ville de Mirmont, la bibliothèque de quartier s’est d’abord ancrée aux JSA, dans l’actuelle salle de gym du troisième étage, puis, quelques années plus tard, dans l’actuelle salle de la petite enfance au premier étage. Danielle, qui était bibliothécaire, a pris la responsabilité de ce petit temple du livre : « En installant la bibliothèque au sein des JSA, l’objectif était de faire en sorte que tous les publics se côtoient, enfants comme adultes, raconte-t-elle. Certes, en tant que bibliothécaire, je savais ranger, trier les livres et gérer le côté administratif, mais ce que j’aimais plus que tout, c’était l’animation et en ça, je n’ai pas changé, poursuit Danielle. Animer pour tous sans distinction, tel est mon cœur de métier ».

Nombreuses ont été les expositions menées, les activités mises en place. Cette colocation entre les JSA et la bibliothèque aura duré jusqu’en 2013 avant que cette dernière ne rejoigne la place de l’église St Augustin. La maison des 5 Sens n’existait pas encore…sauf dans la tête de Danielle : « En 1987, on avait monté une exposition intitulée Sensations où les 5 sens étaient mis à l’épreuve. En fait, cette envie de monter un lieu d’activités sur les cinq sens pour adultes était là depuis longtemps !  J’ai pu concrétiser ce projet en 2004 avec l’ouverture de la Maison des 5 Sens ».

Les rênes de l’école de musique ont alors été confiées à Cathy Ransay. Danielle a pu se consacrer à la Maison des 5 Sens et a su en faire le lieu dont elle rêvait : « Ici, les gens apprennent une technique tout en se sentant chez eux. Je tenais beaucoup à faire de cette maison un lieu douillet et accueillant ouvert à tous sans élitisme ou distinction. » Mission accomplie. Aujourd’hui, 200 personnes passent le pas de la maison chaque semaine, accueillis chaleureusement par Danielle.

Mais il n’y a pas que les JSA et la Maison des 5 Sens dans la vie de Danielle ! En ce moment, il y a Otis, le 15ème futur chien guide qu’elle accueille pour ses premiers mois de vie avant qu’il ne soit confié à une personne malvoyante. Depuis 2005, elle est engagée auprès de l’école de chiens guides Aliénor devenant même vice-présidente de l’association. Et autour d’Otis rodent Onolulu, Oscha, Victor et Urbia ; les chats de Danielle. Qui n’aime pas les animaux n’aime pas les hommes… Tout est dit !