Nous suivre sur Facebook 05 56 98 45 05

Le gardien du temple

Le gardien du temple
Patrick Gueux va rendre son gros trousseau de clés après 15 ans de bons et très loyaux services. Son dévouement a été récompensé le mercredi 4 décembre par la remise de la médaille de la ville.

Ils étaient tous là sous le lustre majestueux du salon du palais Rohan ce mercredi soir. L’émotion était palpable car le départ imminent de Patrick va laisser quelques âmes orphelines. « Mais comment va-t-on faire sans Patrick » ? Comme le rappelait Jean-Louis David dans son discours, c’est la question que tout le monde se pose. « Le gardien du temple » comme il l’a surnommé, va quitter les JSA après une dizaine d’années de véritable dévouement pour l’association. Toujours présent pour surveiller les lieux, fermer et ouvrir les innombrables portes des différents sites, réparer et bricoler les petits couacs, sa présence dépassait le simple coup de main technique : « Il avait un vrai rapport humain avec les autres,» rappelle Marie-Noëlle Lopenague, ancienne directrice des JSA. Nombreux sont les témoignages des acteurs des JSA qui abondent dans ce sens comme celui de Thierry Foucaud, directeur des JSA depuis trois ans : « Nous avons tout de suite eu une réelle complicité. J’ai eu  d’entrée confiance en lui » témoigne-t-il. Céline, agent d’entretien depuis trois ans a le cœur serré de voir partir celui qu’elle considérait comme « un grand frère » : « Quand je suis arrivée aux JSA, il m’a vraiment aidée à m’intégrer. » Il en est de même pour  Benjamin, chargé du développement à la section volley depuis deux ans : « Moi aussi il m’a aidé à m’insérer à la structure et m’a ainsi facilité la vie. Il a toujours de bons conseils et reste à l’écoute de tous. Je trouve qu’il représente tout à fait l’esprit associatif, il était le premier fusible des JSA sachant résoudre tous les problèmes du fait de sa présence H24 ».

Déambulant entre Maître Jean et la maison de quartier, sa silhouette perchée sur son vélo était connue de tout le quartier : « Je remercie tout le monde et notamment les voisins complices » précise-t-il dans son discours, un discours qu’il a su prononcer après celui de Jean-Louis David, malgré l’émotion qui l’avait gagné : « C’est fort ce qu’il a dit ! Ça m’a énormément touché. Quand est venu le moment de parler à mon tour, j’étais encore sous le coup de l’émotion ». Il est vrai que le maire de quartier n’a pas été avare de compliments : « Il était normal qu’on te remette cette médaille dans les salons de l’hôtel de ville pour te remercier pour ton travail et ton implication. Tu as tant donné à tous et nous a offert de vrais moments de bonheur. Tu as marqué les JSA de ton passage ».

Dans quelques jours, Patrick quittera la fièvre citadine pour se rapprocher des montagnes. Personne n’est irremplaçable paraît-il…On se pose parfois la question.